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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 20:23

Melenchon-il-etait-une-fois-la-revolution.jpg

Jean Luc Mélenchon était ce matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC Info.

Naturellement j’ai écouté, j’ai souri et parfois plus encore. Toujours cette verve. Lâché, en pleine confiance, JLM a enchaîné les bons mots, les petites phrases assassines et malheureusement aussi les approximations. Un peu de pub pour  son blog, des  superlatifs, des images populistes  pour illustrer… du grand JLM ! C’est ce que l’on appelle, dans les médias, un bon client.

Sarkozy, DSK, les footballeurs et les banques, Liliane Bettencourt, Zapatero et naturellement François Bayrou, tout le monde a eu droit à son Melench’time.

Concernant François Bayrou, JLM reconnait le courage et l’opiniâtreté de l’homme mais fustige une présumée appartenance à la droite. Appartenance caractérisée d’après vous par la volonté du MoDem d’inscrire dans la constitution l’interdiction structurelle d’un budget en déficit.

Pour votre information M. Mélenchon, vous qui aimez suivre l’actualité du MoDem, notez bien :

L’approche en question consiste à interdire de proposer un budget en déficit car un état qui finance son fonctionnement par du déficit est un état qui se délite. Cependant si les circonstances l’exigeaient  (crise financière comme celle que nous vivons), l’Etat pourrait utiliser le déficit pour INVESTIR et relancer la machine économique.

En clair, lorsque la situation économique est favorable ou neutre on s’interdit d’avoir recours au déficit.  Le recours au déficit n’intervenant qu’exceptionnellement en cas de crise majeure.

François BAYROU souhaite avoir recours au référendum pour entériner cette démarche. C’est donc une décision qui reviendra… au peuple.

Je pense que la différence est notable et suis surpris du manque de discernement  de JLM à ce sujet. Et réduire cette approche à une appartenance à la droite ou à la gauche est à mon sens…simplement ridicule et hors de propos.

J’ajouterai également, pour mémoire, les propos tenus par François BAYROU lors d’un entretien au Monde dans une édition datée du 23/24 mai 2010.


Le Monde : Approuvez-vous la proposition du président de la République d'inscrire dans la Constitution la lutte contre les déficits ?

François Bayrou : Inlassablement, depuis dix ans, j'ai défendu le principe d'une disposition constitutionnelle qui empêche les déficits de se creuser, du moins en période de croissance. La proposition que je défendais était d'écrire tout simplement dans la Constitution qu'à partir de l'année 2015, par exemple, les déficits de fonctionnement ne seront pas admis, sauf pour combattre ou prévenir une récession.
Pour l'investissement, les grands équipements, il est compréhensible qu'en empruntant on partage la charge avec les générations futures ; pour le fonctionnement pour les retraites, pour le remboursement des feuilles de sécu, c'est inadmissible et scandaleux. Je trouve légitime d'en faire un principe constitutionnel. Bien des critiques disent : "Vous n'avez pas le droit de lier les mains des gouvernements à venir."
Cette critique est sérieuse : je propose donc que la modification constitutionnelle soit décidée par les Français eux-mêmes, par référendum. Si des gouvernements ultérieurs estiment nécessaire de rompre avec cette règle de prudence, ils ne pourront le faire sans avoir à leur tour demandé l'accord du peuple.

 

Photo : Cpolitic.com

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commentaires

linconnu 29/06/2010 20:06


Bravo de retablir la verite !